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Emplois verts : Des postes qualifiés et des contrats plutôt durables (Pôle emploi)
« Les métiers liés à la croissance verte correspondent globalement à des emplois qualifiés et à des emplois durables », indique une enquête de Pôle emploi publiée jeudi 31 mars 2011, menée en décembre 2010 auprès de 7 055 employeurs ayant déposé des offres sur des métiers dits « verts » ou « verdissants ». Les trois quarts (74,1 %) de ces établissements offrent des postes qualifiés ou d'encadrement sur les métiers verts : 34,1 % concernent des postes d'employés qualifiés, 27,7 % d'ouvriers qualifiés, 9 % d'agents de maîtrise, techniciens, 3,3 % de cadres. Un quart seulement offrent des postes non qualifiés : 13,7 % d'employés non qualifiés, 7,7 % d'ouvriers spécialisés, 4,5 % de manœuvres.
Les contrats liés à la croissance verte sont également « plutôt durables », note Pôle emploi : près de deux établissements sur cinq déclarent avoir recruté en CDI (38,7 %) et plus d'un quart en CDD de six mois ou plus (25,5 %). Les embauches de moins de six mois concernent moins d'un tiers des établissements. Certains domaines se distinguent, comme celui de l'installation et la maintenance (69 % des établissement ont embauché en CDI) et l'industrie (50 %).
Par ailleurs, plus la qualification recherchée est élevée, plus l'emploi proposé est durable ». Ainsi, le CDI est choisi par 59,2 % des établissements pour l'embauche de cadres ou d'agents de maîtrise, 40,1 % pour les autres emplois qualifiés et 26,7 % pour les emplois non qualifiés.
DIFFICULTÉS À RECRUTER POUR 21 % DES ÉTABLISSEMENTS
Les difficultés de recrutement sur des emplois verts sont « contrastées », souligne également l'enquête de Pôle emploi. Les établissements, qu'ils aient pourvu tout ou partie des postes offerts, ont rencontré « moins de difficultés à recruter qu'ils ne l'avaient anticipé ». Au final, les candidats recrutés correspondent au profil défini au départ pour plus de 88 % des établissements. Sur l'ensemble des établissements, 21,3 % ne sont pas parvenus à pourvoir l'ensemble des postes offerts, dont 17,6 % aucun. « Les principaux motifs de renonciation au recrutement sont l'absence de candidat et le manque d'expérience des postulants. » Ces difficultés sont principalement rencontrées dans le secteur de la construction (56,9 %) et de l'industrie (53,2 %).
Par ailleurs, 51 % des établissements estiment qu'il est indispensable ou important qu'un candidat soit formé aux exigences environnementales de son métier pour le recruter.
FORMATION À L'EMBAUCHE « SYSTÉMATIQUE »
La formation à l'embauche est « systématique pour près de la moitié des établissements » (43,7 % l'envisagent avant le recrutement). Cette formation est essentiellement gérée et financée par l'entreprise : seuls 6,9 % des établissements ont eu recours à une formation d'adaptation au poste financée par Pôle emploi, tandis que 28,4 % ont financé eux mêmes ce type de formation. Le tutorat interne reste le principal moyen de formation, utilisé par près de 50 % des établissements recruteurs. À l'inverse, plus d'un tiers des établissements ayant recruté (37,4 %) n'ont pas mis en place de formation spécifique à l'embauche.
Au-delà de la formation à l'embauche, un tiers des établissements font bénéficier à leurs salariés des formations en rapport avec l'environnement. Dans 82 % des cas, il s'agit d'une sensibilisation et dans 73,6 % d'une formation technique (utilisation de nouveaux matériaux, application des nouvelles réglementations…).








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